Mostaganem : L’environnement familial chez l’enfant autiste en débat

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Les spécialistes ont tiré la sonnette d’alarme lors de la journée d’études autour de la question psychologique entre la famille et son enfant autiste, notamment les difficultés scolaires et troubles de la dyslexie. Organisée par les orthophonistes, avant-hier, en collaboration avec l’Etablissement hospitalier Hamadou Hocine de Sidi Ali à Mostaganem, cette journée est la première du genre à l’échelle de la wilaya.

Orthophonistes et psychologues ont alors affirmé que le phénomène du trouble dans le spectre de l’autisme, ou TSA, est de plus en plus fréquent dans le monde y compris en Algérie. Il touche une personne sur 100 en Algérie, précise-t-on. Face à cette problématique, ces spécialistes plaident pour la concrétisation d’un programme national pour cette catégorie d’enfants.

Ainsi, devant un parterre des familles d’enfants autistes, de médecins, de psychologues, d’orthophonistes, d’éducateurs et d’étudiants, les intervenants ont insisté sur plusieurs aspects importants, à savoir «quand et comment poser un diagnostic sur la dyslexie», «Comment prendre en charge et accompagner les enfants atteints du trouble de l’autisme» et surtout proposer aux pouvoirs publics une adaptation des programmes scolaires pour les enfants, la création de classes spéciales et des accompagnements lors des différents examens scolaires.

De nombreuses communications ont été présentées par d’éminents professeurs universitaires, en l’occurrence le Dr Hamek Mohamed et le Dr Benhamed Kouider qui ont su, grâce à leurs compétences avérées, intéresser une assistance nombreuse sur le rôle important que doivent jouer les parents d’enfants autistes. Ibtissem Hagani, Makidane Rania et Serri Sara, des orthophonistes chevronnées, se sont intéressées au rôle de l’orthophonie dans la prise en charge de l’enfant autiste, autrement dit, l’accompagnement orthophonique des personnes présentant un trouble lié à l’autisme : dépistage, évaluation et thérapie.

A leur tour, les psychologues, Mostafa Daouadji et Mohammed Hammoudi Amine, ont défendu la pluridisciplinarité de la prise en charge de l’enfant autiste en insistant sur le syndrome pragmatique du langage : dysphasie, autisme, dysharmonie, troubles de développement. «Il existe un vide total en matière de dépistage et d’études épidémiologiques concernant la dyslexie, ce qui complique davantage le suivi des enfants qui n’ont que leurs parents pour les aider», diront ces spécialistes qui expliquent que la dyslexie est un trouble cérébral qui provoque, entre autres, des troubles spécifiques d’apprentissage de la lecture par exemple, retards de langage, mauvais repérages dans le temps, confusions de lettres, manque de concentration, etc.

A noter que la grosse plaie dans la prise en charge des personnes souffrant de ces troubles est l’absence de classes et crèches spécialisées dans la wilaya alors que l’autiste exige une prise en charge très spécifique et, peut-être, à vie, surtout lorsque les parents sont livrés à eux-mêmes. 

El-Watan.com