Multiplication des cambriolages à Aïn Beïda (Oum El Bouaghi) : Une «bunkerisation» tous azimuts

  • 3 mois il y a
  • 12 Vues
  • 0 0

Par les temps qui courent, il n’est plus permis aux familles de quitter le domicile sans un minimum de sécurité. Particulièrement la nuit !

De peur d’être cambriolés, les habitants ne quittent pratiquement jamais la maison sans laisser quelqu’un pour la garder. Et même quand on est présent, il faut s’entourer de mille et une précautions au cas où quelqu’un risque de faire irruption dans la maison. Le phénomène n’est pas propre à la ville de Aïn Beïda, mais concerne toutes les régions.

Qu’est-ce qui fait que les cambriolages ont pris des proportions effarantes, poussant les citoyens à «bunkeriser» leur chez-soi avec des portes blindées et des barreaux  aux fenêtres ? Cela n’empêche pas les cambrioleurs d’opérer de nuit quand ils s’assurent que la famille est absente. Chawki l’a appris à ses dépens quand il a quitté l’appartement qu’il occupe dans une cité populeuse pour passer quelques jours au bord de la mer.

«D’accord, les voleurs n’ont rien trouvé comme objets de valeur, comme des bijoux et de l’argent, mais le fait qu’ils se soient introduits chez moi, ils ont violé mon intimité et celle de ma famille.  Je ne comprends pas pourquoi les voisins ne réagissent pas, sachant que la famille voisine est absente et que quelqu’un fracasse la porte métallique ?»

La psychose qui s’est installée durant les années noires a tétanisé tout le monde. Personne ne risque de mettre le nez dehors quand un bruit se produit dans les parages. Encore davantage quand des cambrioleurs opèrent devant son chez soi. Chose qui ne fait pas avancer les enquêteurs dans leur mission !

Malgré les nombreuses arrestations de bandes de cambrioleurs par les services de police, le phénomène ne diminue pas. Il y a toujours des récidivistes qui, après avoir purgé leur peine, reviennent à la charge. Point n’est besoin d’énumérer les causes qui poussent certains jeunes à opter pour cette voie. D’aucuns parlent de chômage qui frappe une frange de la société, d’autres de drogue. En sus des cambriolages, un autre phénomène a fait son apparition et qui consiste à effectuer des vols à l’arraché. Cela se fait au moyen d’un motocycle.

Les voleurs (le conducteur et son accompagnateur) approchent lentement de leur victime et lui arrachent le sac à main. Après un dépôt de plainte, les agents ouvrent une enquête. Si des témoins leur fournissent un signalement de l’agresseur , ils arrivent vite à le confondre et l’arrêter. C’est ce qui s’est produit quand deux jeunes enfourchant un motocycle ont tenté de lui arracher son sac. Des passants ont accouru et sont parvenus à arrêter les voleurs.

Leur arrestation, puis leur emprisonnement, n’ont pas dissuadé d’autres d’opérer des vols similaires en s’attaquant à des filles marchant seules dans des rues désertes. Hamid, un enseignant à la retraite, parlant de ce phénomène, suggère que l’on devrait se méfier de tout motocycliste qui porte un autre jeune sur la selle arrière. Comme on dit : un homme averti en vaut deux !   

L’article Multiplication des cambriolages à Aïn Beïda (Oum El Bouaghi) : Une «bunkerisation» tous azimuts est apparu en premier sur El Watan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

El-Watan.com