Multiplication des haut-parleurs et non-respect de la réglementation : Des mosquées hors la loi

  • 2 mois il y a
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Le phénomène de la multiplication des haut-parleurs sur les minarets des mosquées et de l’augmentation du volume du son devient problématique. Des individus, souvent des salafistes, qui prennent le contrôle des différents lieux de prière à travers le pays, défient les lois et les autorités en imposant leur propre loi en matière d’appel à la prière : non-respect des normes et des horaires de l’appel à la prière, comme le stipule l’arrêté ministériel du 16 avril 2017.

«Pour effectuer l’appel à la prière, il convient de : parfaire la voix ; mettre au point les haut-parleurs de la mosquée et de leur diffusion de manière à rendre audible l’appel sans exagération», stipule l’article 7 de cet arrêté. Le texte ne trouve aucune application sur le terrain, que ce soit dans les grandes villes comme Alger ou dans les wilayas de l’intérieur du pays comme à Ghardaïa. Cette dernière est, selon plusieurs citoyens locaux, à la merci des gérants des mosquées. «Pratiquement toutes les mosquées de Ghardaïa sont dotées d’un nombre incalculable de haut-parleurs, dont le volume est réglé au maximum. De plus, dans ces mosquées, les imams ne respectent aucune réglementation. Certains d’entre eux appellent à la prière plus de quinze minutes avant l’heure et d’autres diffusent à tue-tête toutes sortes d’enregistrements. Ils se permettent même de diffuser entièrement la prière du crépuscule (Maghreb)», dénonce un citoyen qui a contacté notre rédaction.

Selon lui, les autorités locales, notamment la direction des affaires religieuses de la wilaya de Ghardaïa, ont été alertées à plusieurs reprises. «Mais aucun responsable n’a pris de décision pour faire respecter la loi en la matière et mettre un terme à la pollution sonore que certains faux dévots imposent à toute la ville», dénonce-t-il. L’exemple de Ghardaïa se produit même à Alger, où des islamistes ont installé un haut-parleur pour appeler à la prière sur le toit d’une salle de prière à l’intérieur même de l’hôpital Mustapha Bacha.

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