Ouyahia dément toute interdiction de la Présidence

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Déclaration de politique générale du gouvernement

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a formellement démenti l’information selon laquelle il aurait été interdit de faire sa déclaration de politique générale devant le Parlement.

«Certains médias ont affirmé que la présidence de la République aurait demandé au Premier ministre de ne pas présenter la déclaration de politique générale du gouvernement devant le Parlement. Ces mêmes médias ont affirmé aussi que cette présentation était prévue pour le 16 décembre», a affirmé le Premier ministre dans un communiqué publié sur le portail du gouvernement.

Le Premier ministre a justifié ce retard dans la présentation par son agenda diplomatique international très chargé. «Le retard dans la présentation de la déclaration de politique générale est dû à un agenda politique et diplomatique très chargé. A titre d’exemple, le Premier ministre recevra du 16 au 18 de ce mois son homologue de la République de Corée», a-t-il indiqué. Autrement dit, le Premier ministre va finir par présenter la déclaration de politique générale mais visiblement pas en 2018. Car, elle ne figure pas dans le programme de l’APN jusqu’à la fin de l’année en cours.

La présentation de la déclaration de politique générale devant le Parlement est une obligation légale. Cette obligation est clairement définie dans la nouvelle Constitution de 2016. «Le gouvernement doit présenter annuellement à l’Assemblée populaire nationale une déclaration de politique générale. La déclaration de politique générale donne lieu à débat sur l’action du gouvernement.

Ce débat peut s’achever par une résolution. Il peut également donner lieu au dépôt d’une motion de censure par l’Assemblée populaire nationale, conformément aux dispositions des articles 153, 154 et 155 ci-dessous», stipule l’article 98 de la Constitution. Selon la même disposition, «le Premier ministre peut demander à l’Assemblée populaire nationale un vote de confiance.

Si la motion de confiance n’est pas votée, le Premier ministre présente la démission du gouvernement. Dans ce cas, le président de la République peut, avant l’acceptation de la démission, faire usage des dispositions de l’article 147 ci-dessous». Par sa réponse, le Premier ministre semble vouloir mettre un terme aux lectures politiques et couper court à la rumeur selon laquelle il serait fragilisé et sur le point de quitter le gouvernement.

El-Watan.com