Péninsule coréenne : Un deuxième sommet Trump – Kim «le plus tôt possible», selon Séoul

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Les Etats-Unis et la Corée du Nord sont d’accord pour organiser un deuxième sommet «le plus tôt possible», a annoncé hier la présidence sud-coréenne à Séoul, où le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a fait part de discussions «productives» sur la dénucléarisation avec Kim Jong-un à Pyongyang.

Le chef de la diplomatie américaine a rencontré le dirigeant nord-coréen hier, avant de partir pour Séoul dans le cadre d’une tournée asiatique qui l’a déjà mené au Japon et doit encore le conduire en Chine. Il a déclaré «s’être entendu avec le président Kim pour tenir un deuxième sommet USA-Corée du Nord le plus tôt possible», a annoncé la présidence sud-coréenne, sans que le lieu ou la date ne soient encore fixés.

De son côté, le président Moon, qui a déjà rencontré son homologue nord-coréen à trois reprises cette année, a rappelé que le «monde entier» suivait avec grand intérêt la tournée du secrétaire d’Etat américain. Tournée qui «offrira» ainsi que «le prochain sommet Corée du Nord-USA une bonne opportunité de parvenir à des progrès irréversibles et décisifs concernant la dénucléarisation et le processus de paix sur la péninsule coréenne», a-t-il ajouté.

A Séoul, Mike Pompeo a évoqué, lors d’une rencontre avec le président sud-coréen, Moon Jae-in, une «conversation productive» avec le dirigeant du Nord, qui marque «un nouveau pas en avant». «Nous avons continué à progresser sur les accords passés lors du sommet de Singapour», a twitté plus tôt le secrétaire d’Etat américain.

De son côté, Kim Jong-un a salué «une bonne rencontre». «Cela a été une très bonne journée qui promet un bon avenir (…) pour les deux pays.»

Ce voyage constitue la quatrième visite de Mike Pompeo, alors qu’un possible accord entre les Etats-Unis et la Corée du Nord prend forme. Il est attendu aujourd’hui à Pékin, quelques jours après un discours cinglant du vice-président Mike Pence, qui a accusé la Chine d’agression militaire, de «vols» de technologies, ou encore d’intervention électorale contre Trump.

Le premier sommet entre les présidents Donald Trump et Kim Jong-un a eu lieu en juin à Singapour. A cette occasion, les deux dirigeants étaient parvenus à un vague compromis en faveur d’une «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne».

Déclaration sans calendrier ni modalité, bien loin de la dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» exigée par les Etats-Unis. Depuis cette rencontre, les relations entre les deux pays ont semblé en dents de scie.

Lors d’un précédent voyage en juillet, Mike Pompeo avait fait état de progrès, mais Pyongyang avait condamné les «méthodes de gangster» des Américains, accusés d’exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession. Un autre voyage fin août du chef de la diplomatie à Pyongyang a été annulé par Donald Trump, après avoir jugé insuffisants les progrès.

En effet, début août, le secrétaire d’Etat américain avait appelé, lors du forum de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), à Singapour, à «maintenir la pression diplomatique et économique» sur Pyongyang. Cela «afin d’arriver à une dénucléarisation définitive et totalement vérifiée à laquelle la Corée du Nord s’est engagée».

Il a critiqué la Russie, évoquant des informations selon lesquelles elle continue de faire affaire avec des Nord-Coréens et d’offrir du travail aux expatriés nord-coréens, source importante de revenus pour le régime de Pyongyang. «Ce serait une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies», et «toute violation» sera «prise très au sérieux par les Etats-Unis». Pyongyang n’a pas apprécié les déclarations du chef de la diplomatie américaine.

Malgré les «mesures de bonne volonté» prises par la Corée du Nord, Washington «donne de la voix pour maintenir les sanctions», trahissant «des mouvements aux Etats-Unis voulant revenir en arrière, loin des intentions de leur dirigeant», a réagi le ministre des Affaires étrangères nord-coréen, Ri Yong-ho, à Singapour, après le départ du secrétaire d’Etat américain en Indonésie. «L’impatience n’aide pas du tout à construire la confiance. Et surtout quand on avance des exigences unilatérales», a-t-il ajouté.

Et de prévenir : «Tant que les Etats-Unis ne montreront pas dans la pratique leur volonté d’éliminer ce qui nous pose problème, il n’y aura aucune possibilité que nous avancions de notre côté.» Cependant en septembre, le président américain a salué les «magnifiques lettres» écrites par son homologue nord-coréen.      

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