Poutine pointe la responsabilité de l’administration américaine

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Le niveau actuel des prix du pétrole «est essentiellement le résultat des activités de l’actuelle administration américaine», a déclaré hier le président russe, Vladimir Poutine, rétorquant ainsi à son homologue américain, qui n’a cessé ces dernières semaines d’accuser l’OPEP et ses alliés, dont la Russie, d’agir dans le sens d’une flambée des cours pétroliers.

«Le président Trump a dit que le prix du pétrole était élevé. Il a en partie raison», a signifié Vladimir Poutine, lors d’un forum sur l’énergie à Moscou, tout en pointant du doigt la «politique irresponsable de l’administration américaine» et son «impact direct sur l’économie mondiale».

Selon lui, une fourchette de prix de pétrole comprise entre 65 et 75 dollars le baril serait cependant «satisfaisante» pour la Russie. «Nous serons tout à fait satisfaits avec 65-70-75 dollars pour un baril. C’est tout à fait normal pour assurer un fonctionnement efficace des entreprises énergétiques et pour le processus d’investissements», a-t-il déclaré en ce sens.

Et d’assurer en définitive : «Nous avons déjà augmenté notre production de 400 000 barils par jour et, s’il le faut, nous pourrions l’augmenter encore de 200-300 000 barils par jour.»

Pour rappel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses partenaires non OPEP, dont la Russie, ont décidé récemment à Alger de maintenir inchangé leur accord de stabilisation de la production, en dépit des pressions exercées par le président américain, Donald Trump, pour inciter ses alliés traditionnels du Golfe, en particulier l’Arabie Saoudite, à augmenter leur offre afin de faire baisser les prix.

L’OPEP ayant tourné le dos aux injonctions de Trump, les cours du pétrole n’ont cessé d’augmenter ces dernières semaines, franchissant largement la barre des 80 dollars le baril, alors que certains analystes n’hésitent plus à pronostiquer des évolutions de prix à des niveaux proches de 100 dollars.

Pourtant, face aux inquiétudes grandissantes autour des sanctions ciblant les exportations pétrolières iraniennes, la Russie et l’Arabie Saoudite ont affirmé hier produire à des niveaux très élevés pour compenser le déséquilibre de l’offre.

Aussitôt, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en décembre reculait très légèrement en début d’après-midi, mais restait coté largement au-delà de 84 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, tandis qu’à New York, le light sweet crude (WTI) pour le contrat de novembre perdait 32 cents pour s’établir à 74,91 dollars le baril. 

Alors que les investisseurs s’inquiètent d’un potentiel déficit de l’offre après l’application prévue pour début novembre prochain des sanctions américaines contre l’Iran, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled Al Faleh, rapporte l’AFP, a affirmé que son pays extrayait début octobre environ 10,7 millions de barils par jour, soit le niveau de son record historique de 10,72 millions de barils atteint en novembre 2016, et pourrait encore augmenter la cadence en novembre.

Malgré les signaux favorables émis par les principaux producteurs de brut quant à leur disponibilité à assurer la stabilité de l’offre, les investisseurs, indiquent des analystes du marché, continuent néanmoins «de parier sur un déficit de production, même si, à long terme, ce rallye du pétrole pourrait générer des difficultés pour la croissance mondiale»

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