Présidentielle en Mauritanie : Un militaire pour en remplacer un autre ?

  • 2 semaines il y a
  • 15 Vues
  • 0 0

L ’actuel ministre mauritanien de la Défense, le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed (Ould Ghazwani), a annoncé officiellement, à Nouakchott, sa candidature à l’élection présidentielle prévue en juin 2019 en Mauritanie.

Le ministre, ancien chef d’état-major des armées, désigné comme «dauphin» du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’est déclaré candidat à cette présidentielle, qui devra se dérouler sans la participation du chef de l’Etat actuel, dont le second et dernier mandat va expirer. «Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed (Ould Ghazwani), tout en étant candidat de la majorité au pouvoir, n’est toutefois investi par aucune formation politique», précise la presse mauritanienne.

«Des personnalités de l’opposition dite dialoguiste, dont l’ancien président de l’Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, député et chef de l’Alliance populaire progressiste (APP), ont pris part à cette cérémonie de déclaration de candidature organisée dans un stade de la capitale mauritanienne», ajoute la même source.

Dans un discours prononcé à cette occasion, Ould Ghazwani a, ajoute-t-on, magnifié «la contribution des anciens présidents de la Mauritanie, depuis l’indépendance, mettant un accent particulier sur les réalisations accomplies au cours de la dernière décennie sous le président actuel Mohamed Ould Abdel Aziz». Parmi ces réalisation, le candidat a cité «l’ancrage de l’autorité de l’Etat, la consolidation de la démocratie, le développement économique sans précédent».

En ce qui le concerne, l’ancien chef des armées mauritaniennes s’est engagé à lutter contre les injustices sociales, qui touchent certaines communautés du pays depuis des siècles. Sans les nommer, Mohamed Ould Ghazwani faisait certainement référence aux esclaves et descendants d’esclaves, autrement dit les Harratines.

Parmi les priorités du général, la consolidation de l’unité nationale et la défense de l’intégrité du territoire de la République. Autre défi à relever, la réforme de l’enseignement. Dans le camp de l’opposition dite «radicale», des divergences «notoires» persistent, ce qui empêche les partis de l’Alliance de l’opposition démocratique mauritanienne (AODM) de trouver un accord pour la désignation d’un «candidat unique» pour la présidentielle de juin prochain.

El-Watan.com