Procès en appel du facebookeur Djamel Marih : la caricature qui a provoqué la colère du wali de Tiaret

  • 1 mois il y a
  • 18 Vues
  • 0 0
Procès en appel du facebookeur Djamel Marih : la caricature qui a provoqué la colère du wali de Tiaret

Le procès en appel du facebookeur Djamel Marih, condamné en première instance à 6 mois de prison ferme assortie d’une  amende de 50 000 dinars  suite à une plainte pour diffamation déposée par le wali de Tiaret, s’est ouvert  mercredi dernier à la Cour de Tiaret. Le verdict devrait être prononcé  le 19 décembre prochain.

Djamel Marih a indiqué, dans une déclaration à Elwatan.com, avoir été interrogé par le juge sur des publications qu’il avait partagées sur Facebook. Parmi les publications « incriminées » figure une caricature montrant un diable qui disait, en s’adressant à ses collaborateurs : «  Prenez soin de Tiaret, je pars en pèlerinage (à la Mecque) pour laver mes os  ». Le dessein a déclenché l’ire du première responsable de cette wilaya de l’ouest du pays qui a décidé, selon des sources locales, de porter plainte juste après son retour des lieux saints de l’Islam en septembre dernier.

Le facebookeur,  ex élu à l’Assemblée communale de Tiaret, a été interrogé également sur des publications alléguant des malversations dans le projet de restauration du stade la ville dont le coût est jugé « exorbitant ».

« La caricature ne cite pas le wali. Les autres publications sont des articles publiés par des médias et que j’ai partagés sur mon compte Facebook. L’un des articles, publié par le site Aljazzair1, accuse le wali d’être impliqué dans un scandale immobilier», a expliqué Djamel Marih.

En Algérie, plusieurs blogueurs et journalistes ont été jetés en prison suite à des plaintes déposées, le plus souvent, par des responsables de l’Etat ou par des personnages influents proches du pouvoir central. La liberté d’expression est bafouée par les autorités, ne cessent de dénoncer les ONG de défense des droits de l’Homme.

El-Watan.com