Proche-Orient : Ghaza, le massacre continue

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Proche-Orient : Ghaza, le massacre continue

Deux citoyens palestiniens, Hassan Shalabi, un enfant âgé de 14 ans, et Hamza Shtioui, un adolescent âgé de 17 ans, ont été tués, vendredi, par des tirs de soldats de l’occupation israélienne à l’est de la bande de Ghaza.

Le premier a été atteint par une balle réelle à la poitrine, le deuxième a été touché mortellement au cou, alors que tous deux participaient à des manifestations populaires pacifiques dans les zones frontalières de la bande de Ghaza avec Israël. Les deux jeunes ne représentaient aucun danger réel pour les soldats israéliens postés à la frontière, selon des témoins oculaires.

A noter que 18 autres citoyens ont été blessés par balles et des dizaines d’autres ont souffert de difficultés respiratoires après inhalation de gaz lacrymogènes toxiques.

Ces manifestations qui se déroulent dans 5 zones de rassemblements, le long de la frontière, rentrent dans le cadre de «la grande marche du retour» lancée le 30 mars 2018, réclamant le droit pour les réfugiés palestiniens de revenir sur les terres d’où ils ont été expulsés en 1948 et la levée de l’embargo imposé par l’occupation israélienne à la bande de Ghaza depuis une douzaine d’années.

Près de 250 Palestiniens, dont des enfants, des femmes, des journalistes et des secouristes, ont été tués par des tirs de soldats de l’occupation israélienne depuis le lancement de ces activités populaires pacifiques. Les blessés, dont un grand nombre garderont des handicaps physiques pour le restant de leur vie, se comptent par milliers. Ces manifestations durement réprimées par l’armée israélienne se poursuivent chaque vendredi depuis plus de 10 mois, et ne semblent pas donner de signes d’essoufflement.

Fortement soutenues par le mouvement Hamas qui contrôle en solo la bande de Ghaza depuis l’été 2007, ces manifestations qui ont endeuillé des centaines de familles suscitent la polémique au sein de l’opinion palestinienne. Certains, ceux qui défendent la poursuite de ces manifestations, disent qu’elles sont utiles, puisqu’elles embarrassent politiquement le gouvernement israélien et usent les forces de l’armée israélienne qui sont en constante alerte depuis le 30 mars 2018.

Pour d’autres, le prix payé par le peuple palestinien est trop élevé par rapport aux gains politiques et diplomatiques. Pour ces derniers, l’objectif même de ces manifestations qui consiste à défendre le droit au retour des réfugiés «semble non réaliste, vue la position israélienne qui y voit un danger existentiel». Ils évoquent aussi le grand nombre de jeunes handicapés, allongeant les listes, déjà longues, de citoyens ayant besoin d’assistance pour continuer à survivre.

Malgré cette polémique, des factions palestiniennes, comme le Hamas et le Djihad islamique, ainsi que certaines factions de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), comme le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), ont fait de ces manifestations un moyen de lutte stratégique contre l’occupation israélienne.

El-Watan.com