Publication. Leïla Mosteghanemi signe son premier roman aux éditions : Planétaire Ressac ou l’amour en temps de guerre

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Publication. Leïla Mosteghanemi signe son premier roman aux éditions : Planétaire Ressac ou l’amour en temps de guerre

Elle n’est pas la cousine d’Ahlem Mosteghanemi, l’écrivaine la plus lue dans le monde arabe, mais elle lui ressemble quelque part dans sa façon de décrire et d’écrire. Nous l’avons rencontrée au Salon du livre, qui se tient à la maison de la culture, où elle nous a parlé de son premier roman intitulé Ressac, sorti aux éditions Planétaire, basées à Tizi Ouzou.

Un ouvrage de qualité, alliant beauté intellectuelle et esthétique, qui se lit d’un seul trait tant l’histoire racontée est captivante. Il s’agit d’une jeune Palestinienne à l’identité confisquée, à l’image des siens, et d’un Syrien, dont l’identité donne matière à controverse, compte tenu de ses origines hébraïques. Leur rencontre, sur une terre d’accueil, l’Egypte, donne carrière à un enchaînement de situations conflictuelles qui structurent le cours de leur histoire commune, à l’image du conflit palestino-israélien.

A travers le texte, l’auteure tente de soumettre au lecteur l’approche psychologique de leurs rapports et l’attitude de chacun d’eux vis-à-vis de son identité propre. Dans la préface, Ali Boudjelil ne tarit pas d’éloges sur les qualités rédactionnelles de l’auteure de ce roman. «Leïla Mosteghenemi titille la langue de Voltaire jusqu’à imprimer aux personnages de sa fiction l’âpreté de leurs desiderata.

Le voyage tourmenté auquel nous convie l’auteure n’est donc pas de tout repos, car il s’agit d’une histoire d’un amour impossible sur fond de guerres possibles. Les personnages de cette fiction évoluent effrontément dans un espace idylliquement voué à la paix. Cependant, leurs propos, toutes leurs conversations empreintes d’acrimonie, tendent à asseoir cette quête de mansuétude», note cet ancien professeur de français dans la préface.

Pour lui, l’auteure, Leïla Mosteghenemi, «réinvente par son style tourmenté, tout en éveillant les sens des mots confinés dans leur léthargie, les réparties qui gouvernent les planches théâtrales», ajoutant qu’il s’agit là d’une œuvre «aux relents djaoutiens, qui fera balbutier bien des adeptes de la langue facile et qui fera se tonitruer les perclus de psittacisme».

Leïla Mosteghanemi est née le 2 février 1968 à Azeffoun, région maritime connue pour la féerie de son paysage en général et pour sa pléiade d’artistes de notoriété. Son cursus universitaire en chirurgie dentaire accompli, elle exerce actuellement en qualité de chirurgien dentiste à l’hôpital d’Azeffoun.

Sa passion de la littérature, née de sa prime jeunesse, a vite fait d’éveiller en elle le don de l’écriture qui l’a amenée à signer aujourd’hui son premier roman inspiré par le quotidien périlleux auquel est confronté «intemporellement» le peuple palestinien dans la mouvance de l’occupant israélien.

El-Watan.com