Rejet du 5e mandat : L’appel du «vendredi 1er mars» largement partagé

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Les rues de plusieurs villes d’Algérie seront probablement envahies, vendredi prochain, par les contestataires du 5e mandat de Abdelaziz Bouteflika, comme ce fut le cas le week-end passé. L’appel pour ce «second vendredi» – ou acte 2 comme il est qualifié – de contestation a commencé à circuler dès samedi dernier, au lendemain des importantes manifestations du 22 février.

Après la réussite de ces actions qui se sont déroulées à travers plusieurs wilayas du pays, dont Alger, où pourtant les marches sont interdites depuis 2001, les milliers d’Algériens qui sont sortis dans les rues sont apparemment décidés à poursuivre la contestation.

Il y a fort à parier ainsi que le nombre de citoyens qui rejoindront ce «mouvement» sera beaucoup plus important. L’appel aux manifestations du 1er mars est devenu viral sur les réseaux sociaux. Citoyens anonymes, intellectuels, artistes, sportifs, youtubeurs… beaucoup ont adopté ce mot d’ordre en le «partageant», ce qui lui donne encore plus de force de dissuasion.

L’appel pour les manifestations du 22 février dernier, dont l’origine était pourtant «anonyme», avait été relayé par des centaines de citoyens. A la veille du rendez-vous, personne ne pouvait miser sur les déferlantes humaines qu’ont connues plusieurs villes d’Algérie.

Beaucoup d’Algériens partageaient donc le mot d’ordre du rejet du 5e mandat. Les manifestants avaient même déchiré des banderoles et photos représentant le chef de l’Etat. Pour ce qui est de l’appel du 1er mars, plusieurs affiches ont été «confectionnées» par les internautes. L’accent est mis, faut-il le signaler, sur la nécessité de faire prévaloir le caractère «pacifique» de ces nouvelles manifestations. «Pacifique, populaire, nationale : non à la violence, non au saccage», peut-on lire sur l’une d’elles. Sur une autre, il est mentionné : «Vendredi 1er mars, marche de la dignité, acte 2».

D’autres internautes sont même allés au-delà du rejet du 5e mandat. Sur la page Facebook «Les libres d’Algérie», il est écrit que «vendredi 1er mars, marches dans les 48 wilayas pour le départ du système mais pas seulement le 5e mandat».

Ailleurs, il est question de se «soulever pacifiquement contre le régime politique algérien en place» avec comme exigence «le renoncement de Abdelaziz Bouteflika au 5e mandat, la fermeture des bureaux des partis de l’alliance présidentielle à travers le territoire national et la libération de tous les prisonniers politiques».

Tous cela pour dire que cet appel du 1er mars est relayé par beaucoup d’Algériens qui semblent vouloir sortir en masse un deuxième vendredi de suite.

De plus, contrairement à l’appel du vendredi 22 février, celui-ci est soutenu par nombre de figures médiatiques (politiques, artistiques…) qui peuvent éventuellement exercer une certaine influence sur les jeunes. A noter, en dernier lieu, que d’autres appels sont lancés pour des actions qui devraient avoir lieu, du moins c’est ce que souhaitent leurs auteurs, durant la première semaine du mois de mars.

Il y aura donc une «Algérie morte» dimanche 3 mars (fermeture des commerces et rues désertes de 14 à 16h) et une manifestation de femmes le vendredi 8 mars à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

El-Watan.com