Retrait de 12 tonnes du produit Amila  des magasins à Alger

  • 2 mois il y a
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Les services de la direction du commerce de la wilaya d’Alger ont procédé au retrait de 12 tonnes de la poudre de jus de la marque «Amila» des différents magasins et marchés commerciaux de la wilaya, en application des instructions du ministère de tutelle, et ce, dans l’attente des résultats des analyses de ce produit, a-t-on appris, hier, du représentant de la direction.

«Des agents de la direction ont procédé au retrait du marché local de 12 tonnes du produit de poudre de jus instantané de la marque Amila, en application de l’instruction du ministère de tutelle portant retrait dudit produit des marchés», a précisé à l’APS, Dehar El Ayachi, cadre à la direction du commerce de la wilaya d’Alger.

L’activité de l’entreprise SARL Promasidor, domiciliée dans la commune de Boufarik à Blida, propriétaire du produit Amila, a été auparavant gelée par le ministère du Commerce, indique-t-on de même source qui a ajouté que cette mesure avait été prise suite à une correspondance émanant de la direction du commerce de la wilaya d’El Bayadh, faisant état de l’existence d’une substance prohibée appelée Pyrazole dans les composants de ce produit.

Aussitôt informé par le biais de cette correspondance, le ministère du Commerce a lancé «une alerte» et gelé l’activité de la société, tout en retirant ce produit du marché en vue de procéder aux enquêtes nécessaires sur le taux de concentration de cette substance dans le jus.

Le Pyrazole est classé dans la catégorie des alcaloïdes, «bien qu’il ne soit pas prohibée», mais devient dangereux pour la santé publique si son taux de concentration dépasse les quantités autorisées par les services compétents.

Dans le cas où les analyses démontrent la présence de la substance «dangereuse» pour la santé publique, le ministère gèlera définitivement cette poudre de jus, ont indiqué des sources du ministère de tutelle.

Si les taux ajoutés de cette substance dans le produit dépassent les quantités autorisées, la société productrice est passible de sanctions sévères assorties d’amendes, précise-t-on de mêmes sources, avant d’ajouter que si les taux ajoutés étaient aux normes autorisées, la société en question sera autorisée à reprendre son activité, tout en continuant à soumettre le produit au contrôle.

El-Watan.com