Route transsaharienne : LA BAD dégage 56 millions de dollars pour le Mali

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La Banque africaine de développement (BAD) annonce le financement à hauteur de 56,01 millions de dollars de la deuxième phase du programme routier international de la route transsaharienne (RTS) concernant la réalisation du tronçon Bourem-Kidal, au Mali. Une initiative qui devrait permettre d’impulser l’infrastructure au niveau du pays voisin et permettre d’achever le projet d’envergure destiné à renforcer les relations commerciales entre les pays africains.

Le secrétaire général du Comité de liaison de la route transsaharienne (CLRT), Mohamed Ayadi, avait indiqué, il y a quelques mois, que l’infrastructure s’étire au Mali sur plus de 2000 km, dont 700 km sont aujourd’hui à l’état de piste, relevant que la réalisation de ce projet dans ce pays est en proie à des difficultés financières. Selon le même responsable, «l’Algérie a construit 1600 km de la route transsaharienne, avec un programme de doublement en cours sur 800 km, tandis que le renforcement de certaines sections et l’achèvement de la construction de 200 km pour la liaison avec le Mali sont en cours de réalisation», a précisé M. Ayadi qui s’exprimait lors des travaux de la 68e session du CLRT tenue à Alger. Il est à rappeler que l’Algérie a dégagé 3 milliards de dollars pour financer la partie de la transsaharienne sur son territoire.

Concernant le tronçon du Mali, l’engagement de la BAD se répartit en un prêt de 36,67 millions de dollars et un don de 11,13 millions de dollars du Fonds d’assistance technique (FAT), et en un prêt de 8,21 millions de dollars du Fonds africain de développement (FAD). La contribution de la Banque représente 35,72% du coût total du projet, qui sera exécuté sur une durée de six ans. L’Union européenne participe au financement avec un don de 83 millions de dollars et le gouvernement malien y apporte sa part, évaluée à 18 millions de dollars.

La branche malienne de la RTS, longue de 2461 km, comprend des sections qui vont vers le Niger (203 km) et vers l’Algérie (741 km). La section concernée par la phase 2 du projet d’aménagement est le tronçon Bourem-Kidal, long de 285,83 km. «Sa réalisation permettra de résoudre des problèmes majeurs de paix, de sécurité, de développement économique et social et de fragilité. Toutes les parties prenantes, y compris les mouvements armés au Mali, ont marqué leur adhésion au projet», a souligné Serge N’Guessan, directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest à la Banque. «Nous soutenons que la Banque est disposée à travailler dans les zones fragiles. Ce serait irresponsable de ne pas financer ce projet, qui est réalisé dans une région négligée», a indiqué pour sa part Akinwumi Adesina, président de la BAD.

La RTS, longue de 9022 km, dessert six pays (Algérie, Niger, Mali, Nigeria, Tchad, Tunisie) et se compose d’un axe principal, Alger-Lagos (4498 km), et de trois axes secondaires : la branche tunisienne (866 km), la branche malienne (2461 km) et la branche tchadienne (1197 km).

El-Watan.com