Sabrina BKB. Chanteuse : Quand le jazz est là… à Alger

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Sabrina BKB. Chanteuse : Quand le jazz est là… à Alger

Rencontrée à la place Audin, à Alger, grâce à l’entremise de Farid « Le Rocker », Sabrina BKB, la quarantaine juvénile, est heureuse de revenir se ressourcer « au bled ». Elle n’y est par retournée de puis…28 ans. Elle porte bien son nom : Bouakabous.

Un patronyme balistique, qui détone. Un nom qui fait et va faire du bruit. Pas du bruitage. Mais du «art of noise» (l’art du bruit).

Le scat, cette forme vocale recourant aux onomatopées, aux vocalises, au chant, et ce feeling, «l’impro» (l’improvisation). Le propre du jazz. Et ça, elle l’a. Enfin comme dirait France Gall : «Elle a… elle a quelque chose dans la voix…qui nous fait sentir étrangement bien…qui se balance entre l’amour et le désespoir…»

Ella Fitzgerald, Billie Holliday, Sarah Vaughan

Ses références sont inévitablement Ella Fitzgerald, Billie Holliday, Sarah Vaughan…Dans sa tête, Sabrina est élitiste musicalement. La démarche de Sabrina BKB est beaucoup plus intellectuelle.
Et pas du tout mercantile ou commerciale. Et elle est incollable en matière de cinéma. La preuve.

Elle est licenciée dans le 7e art de la Sorbonne, Paris I et a fréquenté un école d’art dramatique pour vaincre… sa timidité. Depuis toute petite, Sabrina BKB, a été une fan du son stylisé et recherchée du jazz, la pop et la world music de s on époque. Elle était portée plutôt sur le chant lyrique. Mais à 20 ans, elle s’orientera sur une direction qui l’anime depuis toujours. Elle posera sa voix sur des morceaux electro, rock ou encore world et prêtera même sa voix pour des spots publicitaires, notamment celui de L’Oréal.

Pour se forger, elle s’inscrira dans une école de jazz et s’intéressera au blues. Si Sabrina BKB voudrait chanter ou faire du jazz, elle doit impérativement s’initier au blues et l’interpréter avec âme, de la soul. Ainsi, passet-elle de choriste à leader dans un groupe de rock féminin «Sixtits» (qui veux dire six tétons, pour dire qu’il s’agit d’un trio de filles). Cela a eu son succès. Un album et tout et tout. Et puis, le syndrome qui guette tous les groupes de pop et rock. Le groupe Sixtits a splitté, s’est séparé. C’et sans compter son acharnement et rage musicale. Sabrina BKB, s’est mise à l’écriture et à la composition.

«J’aimerais reprendre Oum Kalsoum»

«Je suis iconoclaste. Je possède cet amour de la musique, sa force et surtout son énergie….» Et cela en investissant des univers improbables, en partageant, en échangeant…Côté projets, elle en plein la tête. Monter un quartet mixte de jazz mêlant ou fusionnant avec de la musique arabe.

Pour ce faire, actuellement, elle travaille avec des coachs, Smail Benhouhou et Mustapha Mataoui, elle prépare un concert avec le Delis Quartet, elle crée actuellement un collectif de musiciens, Kalam Jazz, afin de promouvoir un jazz généreux, métissé et vibrant…Ainsi que des projets puisant dans le répertoire et les standards de Radiohed, Elvis Presley, le jazz… «Je revisite ces standards ainsi que des morceaux plus actuels comme ceux d’Erykah Badu, John Legend.

J’ai de multiples influences… Il s’agit de rendre au jazz son intention première. Celle d’artistes noirs devant un public blanc. Ce qui importe, c’est la couleur de la musique qui transcende les barrières, les frontières , les murs…

Et puis puiser dans le patrimoine musical panarabe. J’aimerais reprendre une chanson d’Oum Kalsoum, la réarranger en jazz, sur un mode et maquam. Oum Kalsoum me fait penser à Billie Holliday…». C’est sûr, un album mijote dans sa tête. Il faudra encourager cette «sister soul» et l’inviter à donner des concerts en Algérie.

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