Sadek Dziri. Président du bureau national de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) : «L’UGTA a failli à sa mission»

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L’assemblée générale constitutive se tiendra aujourd’hui. Qu’est-il prévu pour cette rencontre ?

Comme le stipule la loi, lors de cette assemblée sera officiellement déclarée la création d’une Confédération syndicale autonome qui regroupe aujourd’hui 13 syndicats de différents secteurs, tels que la santé, l’éducation, les transports et autres. Durant cette rencontre, qui aura lieu au siège de l’Unpef, il sera question de débattre et approuver le projet du règlement fondamental de la confédération ainsi que d’élire son président  et les membres de son bureau, à savoir le porte-parole et le premier représentant.

Il sera question aussi de définir les modes d’élection. Une fois que les membres auront approuvé toutes ces étapes, nous pourrons aller vers la constitution du règlement intérieur, qui est une version plus détaillée du règlement fondamental. Une déclaration officielle de création sera éditée et annoncée pour aller ensuite vers la constitution finale du dossier qui sera déposé au ministère du Travail le 12 novembre, soit deux jours après. Nous devrons alors patienter un mois avant d’avoir notre agrément, sauf si un problème survient et que la tutelle concernée émette des réserves. De toutes les manières, nous avons veillé dans notre procédure de création à respecter à la lettre ce que stipule la loi. Nous souhaitons que cela se déroule dans les normes. Toute action entreprise pour freiner la  création de la CSA est une atteinte directe aux libertés syndicales que nous dénonçons formellement.

Quelles sont les grandes lignes du règlement fondamental ?

En plus des détails qu’il comportera, il y aura essentiellement le traçage des grands objectifs de cette nouvelle organisation syndicale, qui se veut aujourd’hui porte-parole des travailleurs et leur avocat devant les autorités publiques. Nous voulons être une force syndicale participative au dialogue social avec le gouvernement et sortir du cadre sectoriel. Avec le pouvoir d’achat qui s’écroule chaque jour, la création de cette confédération est une nécessité absolue afin de défendre les acquis des travailleurs et leur garantir un cadre socioprofessionnel décent. En plus des quatre dossiers pour lesquels nous luttons, à savoir la retraite sans conditions d’âge, le pouvoir d’achat, les libertés syndicales et le code du travail, d’autres dossiers pourraient être ajoutés. Les actions qui seront entreprises sur le terrain pour concrétiser tout cela seront définies ultérieurement.

Pensez-vous que l’UGTA n’a pas été à la hauteur des attentes des travailleurs ?

Evidemment. L’UGTA a failli à sa mission de protéger les intérêts des travailleurs et d’être leur porte-parole, d’où justement la création de la CSA. Nous ne sommes pas contre l’UGTA ou les autorités de l’Etat. Nous voulons créer un espace où la force ouvrière puisse s’exprimer et défendre ses droits dans la légalité. Nous ne voulons pas d’une relation de rivalité avec l’UGTA, mais plutôt de complémentarité. Nous voulons aujourd’hui être un stimulateur pour l’UGTA afin qu’elle défende mieux les droits des travailleurs. La concurrence est alors de mise étant donné qu’elle agira au profit des travailleurs que nous représentons. 

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