Situation explosive dans les territoires palestiniens occupés

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Prétextant que deux missiles ont été tirés à partir de la bande de Ghaza sur la ville de Tel-Aviv, dans la soirée de jeudi à vendredi, l’aviation de l’occupation israélienne a bombardé intensivement et aveuglément, hier à l’aube, une centaine de sites et de positions des brigades Ezzeddine Al Qassam, la branche armée du Hamas, dans différents endroits de l’enclave palestinienne.

Ces bombardements ont fait 4 blessés parmi les citoyens palestiniens, dont un homme et sa femme dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Ghaza. Les autorités de l’occupation israélienne ont accusé le Djihad islamique d’être derrière le tir des missiles sur Tel-Aviv. Les tirs se sont produits au moment où se trouvait une délégation sécuritaire égyptienne à Ghaza.

Elle était en réunion avec la direction du mouvement Hamas pour discuter d’une «accalmie» avec l’occupant israélien, en échange d’une levée du blocus qui étouffe l’enclave palestinienne depuis une douzaine d’années. Mais le Djihad islamique et le Hamas ont nié avoir tiré des missiles vendredi soir, et ont accusé l’occupation israélienne de chercher des prétextes pour lancer une nouvelle agression d’envergure sur la bande de Ghaza.

Le porte-parole de l’armée de l’occupation a fait porter la responsabilité des tirs de missiles – qui ont provoqué une grande panique dans la ville de Tel-Aviv, où les abris ont été ouverts au public – au mouvement Hamas qui contrôle la bande de Ghaza depuis l’été 2007. En conséquence de cette situation très tendue, le comité organisateur de la Grande marche du retour a décidé, pour la première fois depuis le lancement, le 30 mars 2018, de cette activité populaire pacifique dans les zones frontalières avec l’Etat hébreu, d’annuler hier ses manifestations.

Durant la journée d’hier, les drones israéliens, ces avions espions sans pilote de l’armée de l’occupation, n’ont pas quitté le ciel de la bande de Ghaza, renforçant le sentiment qu’une escalade militaire peut survenir à tout moment. Une mobilisation générale a été décrétée dans les rangs des factions palestiniennes armées dans l’enclave.

En Cisjordanie occupée, la tension est très haute également à cause des profanations quotidiennes de la mosquée d’Al Aqsa par les colons et les extrémistes juifs. Les arrestations quotidiennes des citoyens dans la ville sainte d’Al Qods et dans le reste de la Cisjordanie occupée maintiennent la tension haute dans cette autre aile des Territoires palestiniens occupés.

Sur un autre plan, les Etats-Unis, dans leur rapport annuel sur les droits humains dans le monde, n’ont pas utilisé le terme de «territoires occupés» lorsqu’ils ont évoqué la Cisjordanie et Ghaza. Ils en ont fait de même avec le Golan syrien occupé. La présidence palestinienne a vivement réagi à ce qu’elle a qualifié de nouvel acte «d’hostilité» de la part de l’administration Trump.

«Ces dénominations américaines ne changent rien au fait que le Territoire palestinien occupé depuis 1967 et le Golan arabe occupé sont des territoires sous occupation israélienne au regard des résolutions des Nations unies et du droit international», a déclaré le porte-parole de la Présidence, Nabil Abou Roudeina, dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi par l’agence de presse palestinienne officielle, Wafa.

Abou Roudeina a dénoncé «la poursuite de l’approche hostile de la part de l’administration américaine vis-à-vis du peuple palestinien». Elle s’inscrit dans la logique visant à «liquider la cause palestinienne, qui est celle de l’initiative diplomatique attendue de la part de l’administration Trump pour régler le conflit israélo-palestinien», a ajouté le porte-parole de la présidence palestinienne. 

El-Watan.com