Sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un sur le nucléaire coréen : Dans l’attente du concret

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L e président américain, Donald Trump, et le ,dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, se sont rencontrés hier dans la capitale vietnamienne Hanoï.

Leur deuxième sommet après celui de juin dernier à Singapour. «Je pense que ce sera un succès», a déclaré le président Trump, espérant que ce nouveau rendez-vous consacré aussi à la dénucléarisation de la Corée du Nord soit «équivalent ou meilleur» que le premier.

De son côté, Kim Jong-un s’est engagé à faire de son mieux pour aboutir à de «grands résultats qui seront salués par tous». Aucun des deux dirigeants n’a donné d’indications précises sur les avancées concrètes qui pourraient être annoncées aujourd’hui, le deuxième et dernier jour de ce sommet.

Quelques heures avant la rencontre, Donald Trump a une nouvelle fois promis à Pyongyang un développement économique accéléré, si la Corée du Nord accepte de renoncer à son arsenal nucléaire.

Ainsi, il a mis en avant l’exemple du Vietnam, un pays qui a embrassé l’économie de marché et tourné la page de la confrontation avec les Etats-Unis. «Le Vietnam se développe comme peu d’autres endroits au monde. La Corée du Nord ferait la même chose, et très rapidement, si elle décidait de dénucléariser», a tweeté le président américain, évoquant la possibilité d’un avenir «génial» pour ce pays.

Donald Trump a répété qu’il n’est pas pressé de convaincre la Corée du Nord de renoncer à ses armes, tant que celui-ci s’abstient, comme il le fait depuis plus d’un an, de procéder à des tirs de missiles et des essais nucléaires. «Je ne veux brusquer personne», a-t-il encore soutenu avant son départ de Washington pour le Vietnam. Le premier sommet entre Donald Trump et le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, s’est tenu le 12 juin 2018 à Singapour.

Lors de cette rencontre, le leader nord-coréen a pris l’engagement de la «dénucléarisation complète de la péninsule coréenne». Déclaration d’intention sans calendrier ni modalité, bien loin de la dénucléarisation «complète, vérifiable et irréversible» exigée par les Etats-Unis. Mais depuis, les tractations se sont enlisées.

Pour la Corée du Nord, la dénucléarisation a un sens plus large. Elle veut la levée des sanctions internationales qui l’étranglent et la fin des menaces de Washington, traduites par la présence militaire en Corée du Sud et dans la région en général. Dans cet esprit, Pyongyang a indiqué qu’il a déjà fait des gestes, avec le gel des essais militaires et en faisant sauter les accès à son site d’essais nucléaires.

Six essais depuis 2006

Depuis 2006, la Corée du Nord a mené 6 essais nucléaires. Tous se sont déroulés à Punggye-ri, près de la frontière avec la Chine, le seul site de tests nucléaires de Pyongyang. La Corée du Nord affirme l’avoir détruit en 2018, ce qui n’a pu être confirmé par des observateurs internationaux. Le 9 octobre 2006, Pyongyang procède à son premier essai nucléaire. En conséquence, l’ONU a voté des sanctions économiques, qui seront renforcées à plusieurs reprises.

En 2007, Pyongyang accepte de démanteler son programme nucléaire et d’accueillir des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en échange d’un million de tonnes de carburant et de son retrait de la liste des Etats qualifiés de terroristes par Washington.

En 2009, Pyongyang quitte les négociations à six (les deux Corée, la Chine, la Russie, les Etats-Unis, le Japon) entamées en 2003, puis réactive son programme nucléaire. Le 25 mai de la même année, les Nord-Coréens procèdent à un deuxième essai nucléaire souterrain. Le troisième intervient en 2013. Début 2016, Pyongyang effectue deux tests. Le 3 septembre 2017, le Nord conduit son sixième essai nucléaire, qu’il présente comme celui d’une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile. Fin de la même année, Kim Jong-un proclame que son pays est devenu un Etat nucléaire.

Le 21 avril 2018, Pyongyang proclame la fin des essais nucléaires et la fermeture de son site d’essais atomiques, qui a «rempli sa mission», selon son premier dirigeant. Mais en août, un rapport d’experts de l’ONU affirme que Pyongyang poursuit ses programmes nucléaire et balistique.

El-Watan.com