Sommet mondial pour la lutte contre la tuberculose : L’OMS demande aux Etats d’agir vite

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Sommet mondial pour la lutte contre la tuberculose : L’OMS demande aux Etats d’agir vite

La tuberculose est devenue la maladie infectieuse la plus mortelle dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dix millions de personnes ont contracté la tuberculose en 2017, selon l’OMS, et 1,5 million en sont mortes.

Avec le sommet de New York, «c’est la première fois que nous sommes témoins d’un intérêt politique à un si haut niveau et d’une prise de conscience de ce qu’il faut faire à l’échelle mondiale pour mettre fin à la tuberculose et à la tuberculose pharmacorésistante», se félicite le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, dans un communiqué paru sur le site officiel de l’organisation à l’issue de la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur la lutte contre la tuberculose, qui a eu lieu le 26 septembre à New York. «Nous devons tirer parti de ce nouvel élan et collaborer pour mettre fin à cette terrible maladie», a-t-il encore ajouté.

Cette réunion, qui a eu lieu suite à la Conférence ministérielle mondiale pour mettre fin à la tuberculose (Moscou, 16 et 17 novembre 2017), à laquelle ont participé près de 120 pays, en signant la Déclaration de Moscou, se sont engagés au plus haut niveau à accélérer l’action menée pour mettre fin à la tuberculose. Le sommet de New York visait à lever 1,3 milliard de dollars par an afin d’éradiquer la tuberculose d’ici 2030 et faciliter l’obtention de médicaments à moindre coût.

Car si l’infection se soigne de mieux en mieux, les traitements sont encore trop longs à mettre en place. L’OMS tire la sonnette d’alarme. Elle estime que si le nombre de nouveaux cas de tuberculose et de décès a baissé l’année dernière, les pays ne se mobilisent pas suffisamment pour mettre fin à la tuberculose d’ici à 2030. On estime que les efforts mondiaux ont permis de sauver 54 millions de vies depuis 2000, toutefois, la tuberculose reste la maladie infectieuse qui entraîne le plus de décès dans le monde.

Le rapport sur la lutte contre la tuberculose dans le monde 2018, publié à New York, appelle à une mobilisation nationale et internationale sans précédent. Il invite instamment les dirigeants politiques qui ont participé à cette réunion à prendre des mesures décisives, en s’appuyant sur les initiatives prises récemment par les dirigeants de l’Afrique du Sud, de la Fédération de Russie, de l’Inde et du Rwanda. Pour mettre fin à la tuberculose d’ici à 2030, conformément à l’objectif fixé au niveau mondial, les pays doivent agir au plus vite, notamment en augmentant le financement national et international destiné à combattre la maladie. Le rapport de l’OMS donne une vue d’ensemble de la situation concernant l’épidémie, ainsi que des difficultés et des atouts des pays pour y faire face.

«La lutte contre la tuberculose a montré son efficacité. Le nombre de cas de tuberculose continue de baisser», explique Pierre-Yves Norval, médecin, ancien expert de l’OMS sur la tuberculose.

«Mais la baisse est moins importante que d’autres maladies, en particulier le sida, en termes de mortalité et de nombre de cas par habitant», précise-t-il. «La baisse du nombre de cas pour 100 000 habitants est de 2% par an. En Afrique, dans les pays plus pauvres, il y a une stagnation.

Il faudrait une baisse de 5 à 10% par an pour atteindre l’objectif de 2030 de l’OMS qui est d’éradiquer la maladie», affirme l’expert. La tuberculose pharmacorésistante reste un grave problème de santé publique à l’échelle mondiale, rappelle l’OMS, qui estime qu’en 2017, 558 000 personnes ont contracté une forme de tuberculose résistante au moins à la Rifampicine, l’antituberculeux de première intention le plus efficace.

«L’immense majorité de ces personnes était atteinte d’une tuberculose multirésistante (MR), c’est-à-dire résistante à la fois à la Rifampicine et à l’Isoniazide (un autre antituberculeux de première intention essentiel», précise-t-on à l’OMS, en signalant qu’un quart de la population mondiale est porteuse d’une infection tuberculeuse. L’Organisation prévoit qu’au moins 30 millions de personnes devraient pouvoir bénéficier du traitement préventif entre 2018 et 2022, selon ses nouvelles recommandations. Le traitement préventif de l’infection tuberculeuse latente se généralise, mais la plupart de ceux qui en ont besoin n’ont pas encore accès aux soins.

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