«Sonelgaz est stable et se porte bien»

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«Sonelgaz est stable et se porte bien»

C’est un PDG de Sonelgaz très satisfait de la situation de la compagnie qu’il dirige qui s’est présenté hier au forum d’El Moudjahid. Mohamed Arkab affirme que Sonelgaz «est stable et se porte bien» en présentant le premier bilan de la compagnie pour l’année en cours et les perspectives de développement qui lui sont tracées.

Malgré 58 milliards de dinars de créances non payées et les 1400 milliards de dinars de crédit de l’Etat pour soutenir l’effort d’investissement de la compagnie, M. Arkab estime que Sonelgaz est un groupe énergéticien et industriel parmi les plus en vue à l’échelle du continent africain et du bassin méditerranéen.

Tranchant avec les discours alarmistes de ses prédécesseurs, Arkab se veut rassurant sur la santé financière du groupe qu’il dirige et estime que Sonelgaz se porte bien parce que capable de réaliser ses investissements avec une meilleure maîtrise des coûts. Contrairement aux discours antérieurs des responsables de la compagnie, appelant à chaque fois à une augmentation des tarifications de l’électricité, Arkab est formel : le groupe n’est pas demandeur.

«Ce n’est pas Sonelgaz qui fixe les prix, il y a un ministère et une autorité de régulation qui en décident. Il est vrai que le consommateur ne paie pas le prix réel de l’électricité mais l’augmentation des tarifs n’est pas à l’ordre du jour et il n’y a pas de demande dans ce sens», affirme Mohamed Arkab pour rassurer les consommateurs mais surtout pour donner une image de Sonelgaz apaisée de ses tourments. «Nous sommes soutenus par l’Etat à travers un crédit important et à long terme pour réaliser des investissements sur une période de dix ans. Nous entamerons les remboursements à partir de 2022.

La somme de 311,5 milliards de dinars représente les investissements physiques et financiers du groupe en 2017 contre 26,96 milliards en 2000», souligne le PDG de Sonelgaz en minimisant aussi l’impact du lourd dossier des créances sur la santé financière du groupe. «Nous avons enregistré 58 milliards de dinars de créances à la fin 2017, des échéanciers de paiement ont été mis en place afin de faciliter la tâche aux consommateurs qui ont des difficultés à payer suivant une approche de dialogue.

Nous avons mis en place une nouvelle stratégie où la coupure de courant arrive vraiment en dernier recours. Nous engageons un dialogue avec nos clients, ce qui nous a permis en 2016 de récupérer 25% des créances», dit-il en notant que la compagnie a changé d’attitude en privilégiant la négociation et le dialogue.

Concernant les branchements illicites, M. Arkab estime le taux de perte à 14,5% en 2017 alors qu’il était de 20% avant. «Les citoyens doivent savoir que quand on touche au réseau, c’est toute la gestion du réseau du quartier qui est affectée.» Evoquant la période de l’été écoulé qui a connu de fortes hausses de température, M. Arkab souligne que cela n’a pas nécessité «une sollicitation exceptionnelle de nos ouvrages, à l’exception de quelques pics sur les régions intérieures, comme Relizane, Chlef et Aïn Defla».

«Situation quasi normale au sud du pays durant l’été»

Et de noter que l’exploitation des réseaux au niveau du Sud «a été caractérisée par une situation quasi normale. La demande a été satisfaite dans toutes les localités, à l’exception des agglomérations de Djanet, In Guezzam et Tinzaouatine, un problème rapidement réglé grâce aux efforts déployés par les équipes sur place».

Et de poursuivre que la puissance maximale enregistrée durant l’été a été observée le jeudi 19 juillet à 15h, atteignant les 13 676 MW. «Une capacité supplémentaire de 1500 MW sera injectée durant l’année en cours dans le réseau électrique interconnecté national, dont 1200 MW déjà mis en service avant l’été», affirme le PDG.

Pour la pointe d’hiver, des dispositions ont été prises pour les localités connaissant des contraintes en matière d’approvisionnement en gaz, notamment l’achèvement des travaux de la mise en service de 7 ouvrages gaz et la réalisation de nouveaux postes avant l’hiver 2018-2019. Notons qu’en matière de capacité installée, le réseau est passé de 5907 MW en 2000 à 19 321 MW en 2017, alors que la production de l’électricité est passée de 25 008 GWh en 2000 à 70 904 GWh en 2017, et le réseau électrique est arrivé à 358 250 km en 2017 contre 206 203 km en 2000.

De même pour le réseau de gaz, passant de 20 821 km à 120 315 km. Des projets d’exportation sont en cours pour alimenter nos voisins tunisiens et marocains en énergie. «Ces contrats sont basés sur des tarifs internationaux qui nous arrangent et nous avons même doublé les quantités exportables vers la Tunisie qui sont passées de 100 MW à 300 MW, ce qui prouve que nous avons une très forte maîtrise du réseau.

Avec la Libye, des discussions sont engagées depuis le début 2018 pour arriver à établir une ligne de moyenne tension avec un transit via la Tunisie. Des sollicitations émanent aussi des pays subsahariens», indique l’invité du forum.

Sonelgaz se prépare aussi à la transition énergétique et compte avoir la part belle dans les investissements dédiés au réseau des énergies renouvelables. «Nous nous préparons à la concurrence qui arrive et nous sommes confiants, notamment pour le solaire. Sonelgaz a construit des centrales solaires d’une capacité de 350 MW et de 10 MW dans l’éolien. Nous allons bientôt lancer un appel d’offres pour une centrale hybride de 50 MW», annonce le PDG de Sonelgaz.

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