Une marée humaine à Ghardaïa

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Une marée humaine à Ghardaïa

C’est la première fois que l’immense esplanade du 1er Mai, appelée communément marché aux portables, n’a pu contenir toute cette marée humaine qui a déferlé en provenance de plusieurs quartiers de la ville.

a première procession s’est ébranlée de devant le parvis de la poste de Sidi Abbaz, à 4 km du centre-ville, elle a été rejointe au niveau du quartier El Harrameine, au bas du ksar de Beni Izguène, par plus de 2000 personnes portant emblèmes, banderoles et pancartes sur lesquelles étaient inscrits les mêmes slogans rejetant le prolongement du 4e mandat et exigeant le départ de toutes les figures du système. Les deux groupes ont alors spontanément répété à plusieurs reprises : «M’zabi Aârbi, khawa khawa», comme pour réaffirmer avoir scellé à jamais la fraternité retrouvée entre les enfants d’une même région, d’un même pays, l’Algérie.

Un kilomètre plus loin, une autre procession de plus de 3500 personnes attendait les marcheurs au rond-point de Merrakchi, qui fait la jonction avec le pont de Mélika. Les deux immenses groupes de manifestants ont fusionné et emprunté alors la plus grande avenue de Ghardaïa, en l’occurrence celle du 1er Novembre longue de plus de 2000 mètres pour s’engager sur le boulevard Émir Abdelkader, avant de bifurquer par l’avenue Talbi Ahmed et déboucher sur la grande esplanade du 1er Mai , où les attendaient des milliers d’autres personnes venus des quartiers nord de la ville , à savoir Hadj Messaoud , Ben Smara et Mermed .

Il y avait de tout, des jeunes, des moins jeunes, des femmes, des enfants drapés de l’emblème national, accompagnés de leurs parents. Nous avons aperçu au milieu de la ville des avocates et des femmes juges, sans robes cette fois ci, venues en qualité de citoyens, des militantes des droits de l’homme venues de Bejaïa et Tizi Ouzou. Mais celui qui a surtout polarisé l’attention reste incontestablement, le lieutenant colonel Salim Latrèche, l’enfant de Ghardaïa, qui a passé toute sa carrière parmi les cadets de la révolution et qui s’était le 1er, au mois d’avril 2018, porté candidat à l’élection présidentielle du 18 avril 2019, en qualité d’indépendant. Vêtu d’un survêtement de l’équipe nationale d’Algérie, il était parmi la foule, qui l’a placée, bien en évidence, au premier rang. Il faut par ailleurs rendre hommage aux éléments des services de sécurité qui ont été exemplaires dans la maîtrise et l’encadrement des foules, qui il faut aussi le souligner ont été pacifiques jusqu’au bout.

El-Watan.com