Vers la relance des activités du théâtre Mustapha Kateb à Souk Ahras : Le oui, mais… des artistes

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Vers la relance des activités du théâtre Mustapha Kateb à Souk Ahras : Le oui, mais… des artistes

Réhabilité pour une enveloppe de 17 milliards de centimes, le théâtre Mustapha Kateb de la ville de Souk Ahras est en passe de retrouver sa vocation, après une rupture qui aura duré de longues années.

C’est d’abord un joyau architectural qui vient d’être tiré de la décrépitude, qui était visible des années auparavant. Les nouveaux sièges, les sanitaires et la scène ont connu des changements et c’est tout à l’honneur du quatrième art qui connaît un essor vertigineux dans la ville de Souk Ahras.

Acteurs, metteurs en scène, techniciens, tout y est grâce aux appels des professionnels et leur présence sur scène.

À noter que deux autres opérations du genre furent victimes de report et de chevauchement entre décideurs, techniciens et instances de contrôle entre les années 2011 et 2015, si bien que les 80 millions de dinars alloués à cette opération furent bloqués.

Avec ses 650 places, son décor grandeur nature, son acoustique et sa scène, ce lieu de spectacle par excellence est considéré comme l’une des meilleures nouvelles pour les artistes locaux.

Des artistes appréhendent, toutefois, le retour aux erreurs du passé, notamment le recyclage des mêmes protagonistes de ces longues années de disette et de gestion à huis clos. C’est le cas, semble-t-il, pour l’installation de la commission de lecture des pièces théâtrales.

La commission de lecture appréhendée

«On aurait préféré une plus grande participation de la part des amateurs du quatrième art et des intellectuels et artistes locaux de manière générale, car nous sommes convaincus que l’art est l’affaire de tous et que nul n’est le dépositaire de ses vertus ni de ses promoteurs.

Or la récente opération d’élection des membres de ladite commission qui compte neuf membres, dont trois désignés, donne un arrière-goût de restrictions et d’affinités personnelles. Un affichage et une meilleure mobilisation auraient donné plus d’impact et de crédibilité», a remarqué un artiste qui a émis des réserves sur cette manière d’agir.

Un autre ajoutera que ni le secteur de la culture ni la place publique ne sont orphelins pour perpétuer les opérations de recyclage d’anciens faiseurs de faillites pour la chose culturelle, à l’instar, estime-t-il, de quelques rescapés de troupes théâtrales anciennement réputées pour leurs limites.

El-Watan.com